Mardi 5 juin 2018 – Nicolas, élève de 1eL vous présente son projet de composition de l’année, réalisé dans le cadre de la spécialité musique, autour de la préhistoire, et en hommage à celui qui a posé les jalons de cette science nouvelle au XIXe siècle. Passionné de musique électroacoustique, il vous livre ici les motivations de son travail et ses références artistiques, autour notamment de l’univers sonore du chef d’œuvre de Stanley Kubrick, 2001, l’Odyssée de l’espace.

Ces quelques clés vous permettront de pénétrer dans son univers musical, muni d’un bon casque. Voici son témoignage. Bonne découverte !

Cliquez sur ce lien : https://youtu.be/avKqfQpNFww

Le fait d'avoir participé au défilé de mode des BTS MUC en avril et d’avoir présenté ma pièce m'a particulièrement inspiré. Composer et faire passer une œuvre au grand public m'a rempli d'exaltation ! Pour mon étude, j'ai été inspiré par plusieurs univers musicaux du XXe siècle tels que ceux de Gustav Holst, Michel Chion, György Ligeti (passages du Requiem et du Lux aeterna) et Krzysztof Penderecki.

Vous pourrez entendre dans ma pièce des percussions et même une flûte évoquant les instruments préhistoriques fait d’os (d’où le jeu de mots dans le titre de ma pièce) et des sons qui rappellent le rhombe, instrument rituel d’Afrique.

Pour ce qui est de la matière sonore, j'ai retravaillé les éléments de The Dawn of man (2001, l'Odyssée de l'espace), que vous pourrez réentendre par les cris des primates.

Ma pièce comporte trois actes. Le premier décrit l'aube de l'humanité (par les nappes de sons et les voix célestes, presque d’enfants), le deuxième est axé sur une période de doute à travers l’existence humaine (expression des émotions à travers la voix d’opéra modifiée) tandis que le dernier s’ouvre par une projection post-apocalyptique, plus de l’ordre de la fiction (sons du futur, numériques).

Sur cette dernière partie, j'ai voulu retranscrire une atmosphère d’après « fin du monde », qui s'oppose d’ailleurs au premier acte (la naissance), ce qui explique ces sonorités plus violentes contrairement aux sonorités douce du départ.

Quant aux techniques utilisées, je les ai apprises progressivement en modulant les sons avec mon logiciel, mais ce qui m'a permis vraiment de créer ces plans sonores, de les travailler avec précision, je le dois à mon cursus en électroacoustique qui me fait découvrir un monde toujours plus enrichissant.